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Read review of EUBO with Rachel Podger, 10 November 2005, Eglise St-Martin, Amilly
" The Grand Tour " directed by : Ton Koopman
Assistant: Margaret Faultless
Concertmaster: Lidewij van der Voort
Solo violins: Lidewij van der Voort & Huw Daniel
Solo winds: Sarah Humphrys, Josep Domenech & Katrin Lazar
Compte-rendu du concert du 08 September 2004, Eglise St-Guillaume, Strasbourg
L’Orchestre Baroque de l'Union Européenne – l’EUBO - , fait étape régulièrement à Strasbourg, où il se sait accueilli avec grand plaisir par les mélomanes de la capitale parlementaire du continent.
Il y est revenu cette semaine, sous la conduite de Ton Koopman, spécialiste reconnu, dans le cadre de la saison des Amis de la musique ancienne sur instruments anciens (l’AMIA), faire briller un superbe programme d’oeuvres des plus grands compositeurs du XVIIe et XVIIIe siècle.
Constitué sur le principe des orchestres de jeunes sélectionnant les meilleurs musiciens pour des tournées de concerts, il se compose cette année de membres de treize pays et n’a pas oublié l’élargissement de l'Union intervenu en Mai. Le chef hollandais, qu’on avait entendu ce printemps en organiste et claveciniste, avait ressemblé sa troupe la semaine dernière à Guebwiller – la tournée débutait par cette soirée à Saint-Guillaume -, et il souligne bien entendu l’intérêt que représente pour ces jeunes intrumentistes de 20 à 25 ans un travail formateur au plus haut niveau. Il a réussi à amalgamer leur jeu en un ensemble très cohérent, à stimuler par le rayonnement de sa direction leur enthousiasme pour des musiques qui sont incontestablement des chefs d’oeuvres.
Une vitalité joyeuse
Ce “Grand Tour” des cours européennes, avec Venise en sus, s’ouvrait avec Purcell en Angleterre. La suite tirée du Roi Arthur (1690) déploie ses merveilles mélodiques dan les airs de Shepherd ou dans le Fairest Isle dont le patriotisme britannique ne fut pas trop appuyé ici.
De Vivaldi, un concerto des années 1720 pour deux violons, deux hautbois et basson (RV557), ménageant dans les groupes solistes les oppositions de timbre et réservant en surprise le largo à deux flutes. Brio des vents et énergiques virtuosité des cordes, menées pas le konzertmeister Lidewij Van Der Voort…
La France était représentée dans ce florilège par la suite des Indes Galantes de Rameau (1735), à l’exotisme un peu artificiel, mais très tonique. Le Battaglia de Heinrich Biber (1673) est descriptive à souhait et ajoute des effets particuliers mais voulus, tels la superposition de sept chansons en cacophonie dans le second mouvement. Bach enfin, avec la suite en Do majeur, composé à Coethen, entre 1718 et 23. Modèle, elle aussi, d’un art baroque ouvert sur l’Europe. Phrasés imaginatifs et dynamique contrastée, et vitalité joyeuse, qui fit de ce concert un régal musical.
Dernieres Nouvelles d’Alsace, 3 Septembre 2004
(Marc Munch)
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The A to Z of Baroque
Direction: Roy Goodman
Premier Violon et solo: Nicolas Mazzoleni
Violon solo: Nicolas Mazzoleni, Lidewij van der Voort & Lina Tur-Bonet
Hautbois solo: Molly Marsh & Pedro Lopes e Castro
Compte-rendu du concert du 10 Novembre 2003, Bibliotheque Solvay, Bruxelles
L'EUBO a été fondé en 1985 pour offrir aux jeunes musiciens baroques un accès aux meilleurs orchestres professionnels. L’orchestre se renouvelle chaque année et ses membres (d’une moyenne d’âge de 25 ans) ne reçoivent pas de cachet pour les concerts. A l’écoute de la performance donnée à Bruxelles cette semaine, la dernière cuvée de l'EUBO est plus que prête pour la grande scène.
Sous la direction de Roy Goodman, l'orchestre joue avec une technique précise et un phrasé presque irréprochable. La seule critique à faire serait que le programme, d'à peine un peu plus d'une heure, était trop court. Les 25 musiciens méritent des félicitations, mais c’est inévitablement les solistes qui ont brillé le plus. Molly Marsh et Pedro Lopes e Castro ont donné le ton pour ce qui devait suivre, avec une lecture délicieusement vive du Concerto pour deux hautbois et cordes Op 9 No 9 de Tomaso Albinoni. Molly Marsh, qui a récemment étudié avec Alfredo Bernardini au Conservatoire d’Amsterdam, a aussi attiré l’attention par son jeu expressif dans la seconde pièce, le Concerto Grosso Op 3 No 2 de George Handel.
Les Violonistes Nicolas Mazzoleni, Lidewij van der Voort et Lina Tur-Bonet ont ensuite pris place au centre de la scène pour interpréter le Concerto pour trois violons de Georg Telemann (qui plagie joliment l’Entrée de la Reine de Saaba du Salomon de Handel). On percevait entre eux un soupcon de rivalité car chacun, jouant dans son style propre et distinct, a cherché à se surpasser dans les passages solo. Mais comme Mario Monti le dirait, vous ne pouvez empêcher un peu de compétition et le résultat final est captivant.
Pour le final, l'orchestre joue la Suite de Dardanus, pièces de danse du compositeur français Jean-Philippe Rameau. A nouveau, les mouvements sont brillament executés avec énergie et emphase. Roy Goodman, hélas va rendre la baguette de l’EUBO après 15 saisons couronnées de succès : on voit les musiciens répondre à son amour évident de la musique baroque et à son professionnalisme. Ce concert, soutenu par la Commission Européenne et Microsoft, était une soirée d’adieu très appropriée.
European Voices (Bruxelles), 13-19 Novembre 2003
(Dennis Abbott)
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Dans
le Goût Théâtral
Direction: Paul
Goodwin
Premier Violon:
Nicolas Mazzoleni
Compte-rendu
du concert du 8 Mai 2003, Basilique d'Echternach
Festival
d'Echternach
Du baroque
vivant
Un événement musical inoubliable, excitant et exubérant, emplie de joie
communicative... appuyée sur des connaissances historiques et une musicalité
alerte. Que peut-on souhaiter de plus? Une soirée de concert réussie sur
tous les plans et un début heureux pour le festival d'Echternach cette
année.
Tageblatt (Luxembourg), 13 mai 2003
(Steff)
Un feu
d'artifice de plaisirs
Energie, espièglerie, envie - le plaisir de la musique dans sa forme la
plus pure. Dès la première note, les musiciens démontrent qu'ils ont
trouvé dans le langage musical baroque leur forme d'expression individuelle
pour faire de la musique. Energiques, les cordes avec un jeu d'archet
dense, les vents absolument justes. Même le tempo par moments plus que
virtuose ne fait pas vaciller les musiciens dans leur perfection.
Une rentrée grandiose pour la nouvelle saison, aussi impressionnant que
passionnant.
Trierischer Volksfreund, 10/11 mai 2003
(Gerhard
W. Kluth)
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